Emotions, dépendance et liberté

Définitions :

La dépendance ou l’addiction : dépendre d’une substance ou d’un comportement (qui à l’origine n’est pas vital) mais dont les effets stimulants/apaisants sont intégrés tel un système d’équilibre dont l’usager devient esclave.

L’autonomie et la liberté : dans ce contexte, c’est générer et cultiver un véritable état de bien-être en remédiant à la source des symptômes de détresse, afin de ne plus les subir ou ne plus les gérer par des comportement addictifs. Ici on déprogramme les causes des symptômes pour fonctionner sans conditionnement, puis on consolide et cultive cet état.

Selon les récentes découvertes en neurosciences et en physique quantique sur le fonctionnement de notre cerveau, ce sont nos pensées, nos croyances, nos états d’être et les comportements qui en découlent qui créent nos journées, nos expériences et donc notre destinée. Donc : penser=créer.

Hors, il est avéré que 85% de nos pensées sont inconscientes et involontaires et qu’ elles engendrent automatiquement, tel un programme informatique, des émotions, des comportements et des habitudes, qui ne sont pas nécessairement en adéquation avec nos idées, nos désirs… et les 15% de pensées conscientes restantes !

La neuro-endocrinologie valide que les émotions sont addictives car elles sont associées à des décharges de sécrétions hormonales. Ceci engendre des comportements répétitifs, automatiques et verrouille ces programmes d’où nos pensées et croyances découlent (85%). Les croyances les plus limitantes sont liées à la crainte, l’insécurité, la culpabilité et le manque d’estime de soi, ce qui génère toute sorte de complexe et de stress. C’est un conditionnement biochimique qui prend racine dans l’ambiant socio-culturel de l’enfance lorsque le cerveau est impressionnable ou lors de traumatisme. C’est un phénomène difficile à débusquer car il est difficile de s’extirper et de s’observer en dehors d’un conditionnement qui renforce l’illusion que la vie est régie par une fatalité extérieure et que nous sommes alors d’impuissantes victimes portant des pensées et des croyances qui ne nous appartiennent pas !!!

La bonne nouvelle est que le « problème » vient bien de l’intérieur et vous avez le pouvoir d’y remédier.

Comment serait votre vie si vous maitrisiez  vos pensées et votre état émotionnel ? …au service de vos (grandes) idées et de vos (ardents) désirs !!! Souvenez-vous : penser=créer=liberté

L’addiction n’est donc pas seulement une dépendance à un produit psychotrope, c’est un fonctionnement, un comportement, elle fait partie d’une programmation inconsciente. Cela s’étend aux jeux d’argent ou en ligne, aux achats compulsifs, au travail, au sport, au sexe et aux croyances et émotions négatives qui réaffirment l’addiction comme la plainte, la victimisation, la dépréciation de soi.

L’addiction peut mobiliser beaucoup d’énergie, parfois au détriment de la vie affective, familiale et socio-professionnelle. Elle peut être coûteuse, mais aussi représenter un véritable danger pour soi et autrui lorsqu’elle domine impérieusement le bon sens et conditionne toutes les « décisions ».

L’addiction est une quête d’équilibre inappropriée et inconsciente. Les personnes dépendantes parlent souvent de vide, d’angoisse, de stress, d’impuissance, plus ou moins bien identifiés dès lors qu’elles cherchent à s’arrêter. Il peut y avoir des blocages, des blessures et des peurs très enfouis auxquels on redoute inconsciemment de faire face et qui minent l’équilibre émotionnel. Sans chercher, elles ont rencontré un jour, leur « solution » pour « oublier et supporter la vie »en consommant des psycho-actifs ou en adoptant des comportements sensationnels, compensatoires.

Il s’agit d’aller-retours en boucle entre les émotions basses (angoisse, insécurité) et les émotions hautes (apaisement, euphorie) pour essayer de se maintenir dans une « zone de confort ». Ainsi les personnes deviennent esclaves d’un système. Les moyens utilisés revêtent donc un rôle de palliatifs alors qu’une solution plus consciente et constructive pourrait modifier les causes de la souffrance. Cela entraîne une banalisation des « problèmes » et une tolérance à la médiocrité.

Les plaisirs immédiats et éphémères que procurent les comportements addictifs masquent malheureusement le chemin qui mène à un bonheur cultivé à partir de ses propres ressources et efforts, un bonheur inaliénable.

Certaines addictions sont moins visibles que d’autres, notamment l’addiction au cannabis, largement répandue. Le consommateur est en apparence « inséré », la consommation est modérée, et l’on prétend s’arrêter facilement. . C’est un produit qui a été banalisé en tant que drogue « douce », mais il se trouve qu’une grande proportion des consommateurs en font un usage régulier et chronique. Le THC, la substance pycho-active du cannabis, a la particularité de se stocker dans les graisses du corps et d’être « relargué » de trois jours à plusieurs semaines dans l’organisme selon les individus et leurs habitudes. L’emprise du THC peut être ainsi quasi permanente en ne fumant que quelques joints par semaine. De plus, la teneur en THC du cannabis aujourd’hui est de 20 à 40%, loin des 4 à 6% d’il y a 20-30 ans, portant plus sur la défonce que le buzz planant.

De plus, qui dit psychotrope, dit altération de l’état de conscience et du jugement et donc corruption de la réalité et du ressenti. Il agit comme un filtre sur notre « radar intérieur », privant de ce qui dérange et malheureusement de ce qui nourrit. C’est comparable à se mutiler volontairement un bout de son cerveau, ça n’est pas si grotesque! Ou de naviguer avec une fausse carte!

 

Vers une quête d’équilibre et de liberté… Pour sortir de l’addiction il faut changer les perceptions que l’on a de soi, qui sont souvent erronées et négatives; Mieux comprendre et définir quels sont nos besoins, apprendre à s’aimer, à se sentir digne. Faire des prises de conscience, en apprenant par exemple comment fonctionne le cerveau avec les drogues, les sensations, d’où viennent les émotions….

Découvrir ce qu’est le radar intérieur, pourquoi est-il si précieux…comment apprendre à s’en servir au lieu de le dérégler et entrainer des conséquences néfastes sur la maîtrise de sa vie et l’aptitude à être heureux.

Se réapproprier son espace intérieur, nourrir son imaginaire et sa créativité, et non le remplir de sensations artificielles et éphémères. Pour accomplir cela,  il faut apprendre à l’investir correctement, y faire un peu de ménage, le revitaliser pour que cet espace devienne ressourçant, utile à l’équilibre et au développement de soi.

Surtout, il est très important de pouvoir en parler, dialoguer et ne pas rester seul.

Psychothérapie, développement personnel, groupe de parole, expression libre, non verbale, art-thérapie, acupuncture, gestion du stress…Il existe de nombreux outils et approches, complémentaires, pour aborder son mal-être, sortir de mauvaises habitudes, changer son comportement et créer sa vie.

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